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mercredi 13 mars 2019

[Trailer] Ghost Of A Tale

L'essor des jeux indé, c'est à la fois génial et horrible en même temps. Quand on est testeur pour un média (blog, presse, youtube...), on reçoit régulièrement des demandes par mail du type "pouvez-vous parler de mon projet, svp, notre jeu de plateforme 8bit est trooooop stylé", voire "on va sortir un RPG trop bien dès qu'on aura trouvé un développeur". En général on répond gentiment que l'actualité du jeu vidéo fourmille, et que l'on a pas toujours le temps (ni l'envie) de TOUT tester, en particulier lorsqu'il s'agit d'une équipe de développement qui publie son tout premier jeu vidéo. Mais parfois, une sorte de pépite d'or tombe du ciel. Le genre de truc inattendu et génial, fait par une bande de passionnés dans leur garage, un truc qui rivalise avec les AAA soit parce que les développeurs sont des anciens de l'industrie qui se sont mis à leur compte, soit parce qu'ils sont juste super forts. Et dans cette catégorie, j'ai bien envie de vous parler de Ghost Of a Tale. Parce que le jeu est sorti cette semaine sur PS4, parce que la direction artistique du trailer est époustouflante, parce que la musique enregistrée par l'orchestre symphonique de Londres est enivrante. Ah oui et aussi parce que le lead graphiste / développeur est un français ayant travaillé pour Dreamworks et tout un tas d'autre studio du monde de l'animation. Ghost Of a Tale est un jeu d'aventure où le joueur incarne une petite souris ménestrel trop mignonne dans un univers médiéval. Des tas de puzzles et d'énigmes sont à résoudre  dans le château de "Fort Deruine" pour aider la petite souris à retrouver son amoureuse. Les critiques sur Steam sont dithyrambiques, et le jeu ne coûte que 24,99€ sur le PSN. bref, comme on le disait au début de cette news, le jeu indé, ça a du bon !

vendredi 22 juin 2018

30ème trophée platine : Riddled Corpses EX


Et de trente (et ouais, j'ai du retard dans mes comptes rendus!). Tombé amoureux de ce twin-stick shooter compatible PS4 et Vita lors de sa sortie au début du mois de juin, je fus pris d'une irrésistible envie de jouer à chaque fois que je prenais les transports en commun. Je me suis donc lancé sans trop me poser de question sur la voie du 100%. Que dire en plus par rapport à notre test sur Planète Vita ? Je confirme que la difficulté est très progressive, et que le trophée platine est tout à fait atteignable, sans entourloupe ni coup fourré malgré la présence de collectibles, dont la récupération se veut finalement très anecdotique! La meilleure stratégie est de se concentrer dans un premier temps sur l'acquisition des pièces d'or (grâce au personnage Liery qui multiplie par 2 la quantité d'or ramassée). Une fois toute les upgrades et tous les personnages débloqués on pourra alors envisager de décrocher le seul trophée un peu corsé du jeu, qui consiste à finir les 6 niveaux en mode arcade. Pas si dur si on a de quoi acheter les 9 vies maximums avant de commencer un stage... le tout grâce aux lingots récupérés par la capacité magnétique ! Ainsi, au bout de quelques essais et une quinzaine de minutes plutôt intense, vous devriez enfin arriver à faire un score dépassant le million en bouclant un premier parcours sur les 6 niveaux, vous octroyant ainsi "Arcade Winner" et très probablement dans la foulée "Hardcore Gamer". Bon jeu à tous!


vendredi 12 janvier 2018

[Trailer] The Aquatic Adventure of [...]

Les niveaux sous marins dans Sonic et Rayman sont vos préférés ? Abzû et Ecco The Dolphin n'ont plus de secrets pour vous ? Vous ne prenez jamais votre douche sans enfiler au préalable vos palmes et votre tuba ? Si vous avez répondu oui à leune de ces question, alors il y a de fortes chances pour que The Aquatic Adventure of the Last Human vous intéresse. Ce grand gagnant du festival indé Dreamhack, ce Metroidvania sous marin annonce des batailles avec des boss épiques et des zones à expolorer qui exhibent une beauté mélancholique rare dans un style 2D pixellisé. Il sera dispo le 24 janvier sur PS4.


mercredi 13 décembre 2017

[Avis] Xenon Valkyrie + (Vita)

Si j'avais l'âme d'un explorateur spatial, je pense que je passerais mon temps à aller explorer des grottes et des souterrains sur des planètes éloignées. Ca à l'air cool dit comme ça, mais c'est vachement risqué vous me direz ! C'est pour ça que j'emmènerais avec moi un blaster et une épée. Après tout, quand on fait de la spéléo spatiale, on ne sait jamais trop sur quoi on tombe. Et surtout, pour me préparer au maximum et mettre toutes les chances de mon côté, je m'entrainerais d'abord en jouant à (Project) Xenon Valkyrie (+) sur Playstation Vita ! Tenté par l'aventure ? Allez viens, on va bien s'amuser !

Rogue à Billy


Mon perso s'arrête devant les restes d'un touriste imprudent, preuve que les tongs sont déconseillées en sorties spéléo !

Xenon Valkyrie est un roguelike spatial en pixel art. Derrière cette étiquette un peu pompeuse, il faut comprendre que le but du jeu est d'explorer des niveaux aléatoirement générés et que chaque partie implique de tout recommencer à zéro. "Quoi, de zéro ? Vous voulez dire que le permadeath est systématiquement activé ?", s'exclama Martine du secrétariat. Exactement, Martine, je vous confirme qu'on n'est pas ici pour rigoler. Car Xenon Valkyrie + est là pour nous apprendre la prudence, l'anticipation, et la mesure du risque. Un concept qui mettra certes nos nerfs à rude épreuve, mais qui offrira la contrepartie de nous préparer au mieux à l'éventualité d'une mission d'exploration spéléologique sur une quelconque planète inexplorée.

L'amour du risque



En vrai, les types de Diabolical Mind (le studio derrière ce soft) ne sont pas si sadiques que ça. En effet, au cours des runs, le joueur aura l'occasion de débloquer de manière permanente quelques bonus qui faciliteront la vie lors des explorations. Et heureusement, car avec une simple épée, la tâche de trouver un téléporteur vers le niveau suivant n'est pas chose aisée tant les pièges paraissent nombreux de prime abord. Chauves-souris qui volent dans la tronche, monstres explosifs, piques hors du sol et bestioles sautillantes se feront une joie de venir diminuer la (minuscule) dizaine de points de vie accordée à notre avatar en début de partie.
Entre chaque niveau il est possible de se ravitailler à l'épicerie du coin en se tapant la causette avec les PNJ.

 "Mais alors, c'est comme dans Spelunky ?", m'interrompit Martine. Oui Martine, absolument, Xenon Valkyrie + est fortement inspiré de Spelunky (mais en plus beau). On retrouve la même structure de niveaux : 2 sous-niveaux, puis un boss, pour un total de 7 mondes, et le même type de progression : le mot d'ordre est donc : on descend jusqu'à trouver la porte de sortie pour se téléporter au tableau suivant. Le parallèle s'arrête là. Pour avancer toujours plus loin, il faudra réussir à débloquer les bonus permanents, et pour cela, acquérir des fragments de "Teamerites". Ces cailloux précieux sont généralement obtenus dans les lootbox offertes après avoir vaincu un boss.

Les armes puissantes se trouvent exclusivement dans les coffre. Leur liste est consultable depuis le vaisseau.  


Il ne faudra pas oublier également de récupérer méthodiquement toutes les clés pour accéder au contenu des coffres. En effet, ces derniers contiennent une arme oscillant entre plutôt pas mal et carrément puissante. Au joueur ensuite de faire progresser son perso en dépenser des points de talent en phase avec le type d'arme trouvé. C'est grâce à ce mécanisme que Xenon Valkyrie + trouve le moyen de nous rendre accroc : le hasard joue une part à la fois subtile et décisive sur la partie, et pousse délicatement le joueur à retenter sa chance encore et encore...

Cheval qui rit


Le design de Xenon Valkyrie évoque autant les Bitmap Brothers que H.R. Giger


Si l'on prend plaisir à refaire maintes fois le même voyage dans ces niveaux, c'est également parce que les décors et le design sont un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles. Le pixel art maitrisé mêle un style à mi-chemin entre les univers manga et les oeuvres de H.R. Giger. A noter qu'une inutile option graphique de lissage des pixels est disponible, pour transformer les superbes sprites en bouillie floutée (qui ne servira qu'en cas de sortie sur une TV 4K). La partie audio n'est pas en reste avec des compositions chiptunes inspirées qui auront réussi à réconcilier mes oreilles avec le genre (de plus en plus insipide tant certains developpeurs indés abusent de la recette...). Pour finir, la durée de vie est fort appréciable (une bonne dizaine d'heures à vue de nez) sachant que son développeur a eu le bon goût d'ajouter un trophée platine.

En résumé



Si un jeu comportant “Xenon” dans son nom ne pouvait pas être fondamentalement mauvais, force est de constater que Xenon Valkyrie + propose une expérience de jeu sur Vita des plus agréables. Parties courtes, enjeux fort, difficulté exigeante et maniabilité réussie : le gameplay est à la fois simple et équilibré, même s'il paraitra abrupt à certains. Avec ses décors 16 bits sublimes, ses niveaux aléatoires, et sa centaine d'armes différentes, Xenon Valkyrie + se hisse sans problème aux cotés de La-Mulana ou de Spelunky, dont il est un peu le cousin façon Sci-Fy.


Les points forts :

- L'exploration des grottes spatiale, c'est la vie !
 - Bonne maniabilité
- Style graphique et sonore

Les warnings :

- Le guide de démarrage est trop succinct
- A quoi sert le chronomètre ?

Note finale :

samedi 9 décembre 2017

[Trailer] Le daedalic de Noel est arrivé!

Avec son animation sympa et une ambiance loufoque dans la lignée du génial Day Of The Tentacle : le jeu d'aventure en point n'click sur PS4 Deponia avait réussi à nous séduire à Noël dernier. Ainsi, si vous souhaitez occuper vos longues soirées d'hiver en famille, on ne saurait que trop vous recommander de jeter un oeil à Chaos On Deponia, sa suite qui raconte les nouvelles aventures de Rufus, désormais accompagné de sa copine Goal. De nouvelles énigmes, des contrôles revus et optimisés pour consoles, et une bonne dose d'humour façon cartoon sont au menu de ce nouvel épisode tout nouveau tout beau et dispo en VOSTFR sur le PSN depuis le 6 Décembre. Contrairement au format "épisodique" souvent utilisé dans les jeux narratif, l'histoire reste totalement indépendante du premier Deponia, même si l'éditeur promet quelle apportera les réponses nécessaires à ceux qui ont bouclé le premier opus... Si les jeux d'aventures sont votre tasse de thé, jetez donc un oeil aux superbes graphismes dessinés à la main dans le trailer officiel !

mercredi 6 septembre 2017

26ème trophée platine : Ghost Blade HD

Ghostblade HD cover

Après avoir décroché mon 28ème trophée platine aujourd'hui, j'ai pris une bonne résolution. Imaginez un peu : vingt-huit, ça nous fait donc 3 comptes rendus de retard (inadmissible !). Je corrige donc le tir, en vous parlant aujour'd'hui d'une excellente trouvaille : Ghost Blade HD. GhostBlade, c'est l'aventure passionnée de Rene Zwilliger, le dévelopeur allemand à la tête du micro studio Hucast Games. Un peu à la façon des auteurs de Dojin STG, le monsieur trace son chemin depuis 2010 en publiant tout seul comme un grand quelques shmups, dont deux sur Dreamcast (*la* console des fans d'arcade). Bref, c'est un peu notre Clover à nous, les européens (NDLR : Clover, acronyme de "Cave Lover" est l'auteur du shmup  Crimson Clover, un jeu indé époustouflant sur PC). Mais revenons à nos moutons. Avec mon expérience de joueur, j'ai appris au cours des dernières années qu'il ne suffit pas d'être amateur de "bullet hell shooters" pour pretendre au titre de STG-player. J'en suis étais la preuve vivante : les écrans envahis de missiles bleus et roses me fascinent, sauf que la dure vérité est là. A part importer des jeux du Japon et faire du credit feed pour contempler les différents stages, je n'étais pas capable de grand chose d'autre. Sauf que j'ai eu le coup de foudre pour Ghost Blade HD, un shmup qui pourrait bien avoir trouvé la recette miracle pour rendre accessible le genre danmaku au commun des mortels. Le jeu n'étant jamais sorti en arcade, Ghost Blade s'est permis d'offrir des règles de gameplay un peu moins hardcore que les titres qui l'ont inspirés ( Ketsui pour ne pas le citer). L'équilibre délicat a été trouvé grâce à un système de bullet cancel partiel (tuer un ennemi fait disparaitre ses projectiles de l'écran). Pour autant, l'adrénaline est bien présente : l'animation super fluide, la fréquence des explosions, les différentes vitesses de déplacement des boulettes en font un jeu très grisant à regarder. De fil en aiguille, j'ai donc été très motivé pour boucler le niveau de difficulté "Hard". Ce ne fut pas une mince affaire, mais une fois que j'en étais là, j'ai décidé de pousser le bouchon un peu plus loin, et donc de tenter ce platine. J'y suis allé par pur plaisir, en progressant de manière empirique juste en regardant la liste des trophées et sans utiliser de guide. J'ai commencé par ce qui me semblait naïvement le plus dur en premier, à savoir obtenir "599 combo" qui comme son nom l'indique, demande de réaliser un combo de 599x en mode "Hard". Ce trophée m'a occupé pendant environ une semaine, à raison d'un entrainement quotidien d'environ une heure par soir. Pour ceux qui s'arrachent les cheveux dessus, sachez que le trophée est tombé à la fin du niveau 1. L'astuce est d'arriver à tuer 100% des ennemis de manière "propre" et sans temps mort. Pour cela, l'idéal est de monter au "corps-à-corps" pour buter les ennemis dès qu'ils apparaissent à l'écran (comme dans Ketsui en fait). Ensuite, le trophée du "1CC" fut légèrement plus complexe à décrocher. Pour celui là, pas d'astuce : il faut savoir exactement où et quand apparaissent les "extra life". Perso je redémarrait la partie systématiquement quand je ne finissais pas le stage 2 avec au moins quatre vies en stock... Et au final, une fois qu'on l'a fait, on se dit que c'était pas si dur que ça 👀 ! Et effectivement, puisqu'en fait le pire était encore à venir,. Ce 1cc, c'est de la gnognotte à coté du trophée "Survival Beast"qui demande de jouer pendant 9 minutes sans se faire toucher ! Puisqu'il faudra en effet attendre quasiment le niveau 3, tout en faisant trainer en longueur les combats contre les boss (exit l'utilisation des bombes...). Oui : on peut dire que j'en ai chié vu de toutes les couleurs pour décrocher ce "Survival Beast" ! Enfin j'ai fini avec plaisir avec "Score Attack Champion", tout en tirant se la bourre avec les copains de la communauté PSN "Les amis du Shmup". Ainsi, après 4 ou 5 jours à décrocher des scores de malades quand on a déjà retourné le jeu dans tous les sens, on se sent vraiment puissant dans le jeu, grâce à l'acquisition d'automatismes.
trophee platine ghost blade HD
Les joueurs qui activent le mode Tate devront supporter
d'avoir les notification à l'envers !

Pour finir, je conclurai en annonçant que le platine de Ghost Blade HD vaut vraiment le coup. Sur un jeu comme celui-ci, qui incite au scoring en ne présentant que 5 stages, le trophée platine permet de donner une autre dimension à l'expérience de jeu. Il m'a fait grandement progresser dans les shmups en général et il apporte un réel sentiment de fierté et d'accomplissement personnel. Si vous aimez le genre, ne vous privez donc pas de cette aventure! Je vous souhaite donc un bon courage à tous, et je vous donne rendez-vous très bientôt pour un compte-rendu platine beaucoup plus tranquille la prochaine fois (indice, il s'agit d'un jeu Vita qui se passe au milieu de l'océan...).

jeudi 27 avril 2017

[Test] Aaero (PS4)


Que se passe-t-il quand deux programmeurs passionnés par les shmups et les rythm games en ont marre de bosser chez Activision ? Ben ils quittent leur boite, fondent un studio indé et montent leur kickstarter pardi ! C'est avec ce début d'histoire finalement assez banal dans le milieu du jeu vidéo que naquit Aəero, un jeu au nom difficilement écrivable, et qui se transformera donc en Aaero. Le titre est encore tout chaud car il vient tout juste de sortir  du four à pain  sur le PSN, et en tant que méga fan de shmup, de rail shooters, ou de tout ce qui y ressemble, vous vous doutez bien que je n'ai pas su résister à la tentation...

Sa Rez'on d'être


Les boss gigantesques sont l'occasion d'exhiber un feu d'artifice du plus bel effet.

Aaero tente le pari un peu foufou de mélanger jeu musical et rail-shooter. J'avoue que j'étais un peu dubitatif avant de mettre mes mains sur la manettes mais une fois le jeu lancé, je suis resté scotché à la manette pendant plusieurs heures. Car Aaero est fort bien fait : reposant sur une mécanique de jeu très simple, il est plein de petites choses bien pensées ça et là pour rendre pour rendre l'expérience fun et addictive. Mais commençons par la base : c'est quoi le but du jeu ? Dans Aaero, on pilote un avion lancé à pleine vitesse au milieu de tunnels. Avec le stick gauche on contrôle sa direction : il faut d'une part éviter les obstacles pour ne pas se crasher, et d'autre part suivre la ligne lumineuse pour marquer un maximum de points. En fonction de la précision avec laquelle on arrive à suivre cette ligne avec le vaisseau, la musique va être accompagnée de sons de synthés plus ou moins en rythme. Voila pour la partie musicale. A cette mécanique très simple s'ajoute la partie shoot : le stick droit sert à "locker" les cibles, et il faut ensuite déclencher le tir avec la gâchette R2. Dans les faits, c'est un peu comme si vous fonciez avec une golf GTI sous un tunnel, toutes fenêtres ouvertes avec l'auto-radio à fond (et un lance-missile pour tirer sur les feux rouges).


Allez, viens boire l'aaero


Bien que'assez simples les différents décors sont très joliments habillés. 

Et c'est si cool que ça de jouer au tunnel 3D ? Bah oui, parce que les deux créateurs, Dan Horbury et Paul Norris ont de l'expérience, voyez, ça fait quinze ans qu'ils bossaient dans le métier, et un game-design intéressant, ils connaissent! Le level design, bien qu'épuré est varié et de très bon goût. Aaero évoque assez fortement Race The Sun avec lequel il partage des racines communes. Mais contrairement à ce dernier, Aaero offre des niveaux déterministes et des environnements beaucoup plus variés. On voyage ainsi dans des décors évoquant la saga Dune (de Frank Herbert) ou encore des sortes de ruines perdues façon Atlantide... Le tout sur une bonne tracklist de gros son dubstep avec des vocaux planants. D'ailleurs, la sélection musicale est une des grande réussite du jeu : on profite de Aaero comme on profiterait en fait d'un bon disque, tout en regardant des clips psychédéliques à l'écran. Quand à l'intérêt de refaire les niveaux, des pièges, des défis (tuer les boss) et des collectibles sont là pour motiver les joueurs à chasser le high-score (dont l'intérêt est réhaussé par la présence d'un leaderboard en ligne). Ces qualités font de Aaero un jeu parfait pour planer et se reposer la tête entre deux séances de scoring sur un danmaku. A mi-chemin entre un Panzer Dragoon Orta et un Journey, on peut y passer cinq minutes comme cinq heures, on peut y jouer juste pour chiller ou pour se prendre la tête à réaliser des perfect-runs. Mais quoiqu'il arrive, Aaero est là pour libèrer nos neurones, en laissant glisser en rythme l'esprit de celui qui manie le stick.

Conclusion


Alors que le planning vidéoludique de ce printemps est rempli ras la gueule de grosses sorties vidéoludiques (Persona 5, Nier Automata, etc), qu'est ce qui pourrait faire dépenser 10€ à un joueur pour passer du temps sur Aaero ? On pourra lui vanter son esthétique épurée et harmonieuse. Ou encore ses nombreuses influences et inspirations de bon goût : Flower, Journey, Dune...  Enfin sa bande son electro est à la fois bien costaud et très agréable à écouter. Aaero est un défouloir zen tout à fait recommandable : un concept simple, une réalisation élégante, et une rejouabilité importante... Attention toutefois : pour l'apprécier, il faut aimer le dubstep !


Ses qualités :

- un gameplay facile et relaxant
- une bande son de qualité
- une esthétique épurée 

et ses petits défauts :

- une durée de vie un poil trop courte ...
- et des chargements un poil trop longs!

La note finale :

lundi 24 avril 2017

[Test] Kona (PS4)


Saviez-vous que la ville de Paris est à peu de chose près à la même latitude que Montreal ? Si le gulf stream n'amenait pas son courant d'air chaud, nous aurions aussi froid en France que chez nos cousins canadiens. N'étant jamais allé là-bas moi-même, je n'avais en fait aucune fichue idée de ce que cela pouvait bien représenter jusqu'à ce que je découvre Kona, un simulateur de caribou jeu d'aventure développé par Tabernacle Interactive Parabole / Ravenscourt et paru le 22 Mars 2017 sur PlayStation 4.

Bucheron simulator 2017


Après un vin chaud, rien de tel qu'une bonne séance de drift en camion sur les pistes forestières.
Kona propose d'explorer la région du lac Atamipek en incarnant Carl Faubert, un vétéran du Vietnam devenu détective privé. Comme tout un chacun le sait, le Canada, c'est un sacré pays de bûcherons, alors enfilez votre chemise à carreaux, et sautez dans votre pickup! La partie démarre donc par une balade sur un chemin forestier à bord d'une camionette rouge. Le narrateur nous apprend que nous sommes embauché par le notable du coin, le détesté W. Hamilton, propriétaire et exploitant de la mine de cuivre locale. Pendant que la voix-off au délicieux accent québecois nous campe le décor, ce début de l'aventure nous laisse conduire le véhicule jusqu'au domicile de ce monsieur. Petits détails sympas : à bord de la caisse, on peut regarder par les fenêtres en orientant le stick gauche, tourner le volant avec le stick droit, ouvrir la boite à gant, consulter la carte, ou encore manipuler la radio... Toutes ces interactions se passent en vue à la première personne. Kona se présente comme une sorte de doom like en plus évolué : lorsque des objets permettent une interaction, un point blanc s'affiche et invite à cliquer pour utiliser. Simple, efficace, immersif... et compatible avec la VR (la jouabilité sur PlayStation VR est annoncée mais aucune date n'est encore avancée). Pour le reste de la partie technique, c'est vite vu : la 3D n'est pas désagréable à l'oeil, mais ne casse pas trois pattes à un canard (c'est le genre de jeu qui pourrait largement tourner sur une config PC de 2010). Le principal y est : pas de bug de collision, on reconnait bien les divers accessoires de bucheron (barre à mine, hache et motoneige), et surtout la neige est fort réaliste. Entre les flocons, les traces de pas et le crissement de la poudreuse : on s'y croirait. C'est peut être un détail pour vous, mais dans Kona ça veut dire beaucoup ♬. En effet tout tourne autour du froid et de la neige : la survie, la santé mentale du héros, les trajets... Cette pression météorologique omniprésente va peser dans toutes les décisions du joueur...


Au frontières du glacial

Pour ne pas mourir après dix minute de balade, il faudra apprendre à cohabiter avec les loups, véritables prédateurs de la forêt.
Entre deux points de sauvegarde, matérialisés par l'allumage d'un poêle à bois ou d'un feu, le joueur s'affaire avec diverses missions implicites comme par exemple réparer son véhicule ou résoudre des énigmes grâce à un appareil photo permettant d'immortaliser des preuves rassemblées dans un carnet consultable à n'importe quel moment. Avec pas mal de rebondissements, le scénario, quoique classique arrive à captiver rapidement. Il y a ce petit quelque chose de X-Files, entre le "trop naturel" et le surnaturel qui vient discrètement se rajouter à l'intrigue, tel un bruit de fond angoissant, pour détourner notre attention de l'enquête. D'ailleurs, le protagoniste incarné par le joueur n'est ni plus ni moins qu'une sorte de Fox Mulder à l'accent québecois. Solitaire, flegmatique même dans les pires moment, et hésitant entre témérité et sens du devoir : il faudra être rusé et tenace pour espérer percer les secrets de l'histoire de Kona. Il faudra également avoir des nerfs d'aciers, ainsi qu'une bonne couverture en laine (ou une pilosité importante), car malgré les 20.5°C de mon salon, l'immersion exacerbée par le bruit du blizzard en 7.1 dans mon casque aura réussi à me faire lever  du canapé pour aller chercher une couette durant ma dernière partie. Grâce à la voix-off humoristique et parfaitement jouée, le dépaysement est total, et les sessions d'exploration de la forêt enneigée se révèlent à la fois inquiétante et irrésistiblement intriguantes.


Conclusion



Jeu d'aventure immersif, Kona nous fait découvrir la vie d'un village canadien des années 70, en mode "seul face la nature". Survie en solitaire, résolution d'énigme et lutte contre le froid et les loups seront les activités principales de ce titre indépendant. Angoissant, frigorifiant et piquant la curiosité : on oublie difficilement l'expérience de ce jeu d'enquête. Bref, on adore, on adhère : avec Kona, le studio indépendant Ravenscourt signe une très belle release et arrive à donner un certain vent de fraicheur aux jeux d'aventures qui existaient sur PlayStation. Et si vous voulez essayer le jeu sur PC avant de craquer, sachez qu'il est également disponible sur la plateforme Facebook Gameroom .


Les petits plus de Kona :

- Le charisme de sa voix off
- Son ambiance neigeuse inoubliable
 - Idéal si vous voulez faire des économies de clim
- Plus fun que le Cluedo

... et ses petits défauts :

- Des chargements de zones un peu trop fréquents
- Donne envie de mettre le chauffage à donf !

Note finale :

lundi 3 avril 2017

[Avis] Maldita Castilla Ex (PS4)

Quand on regarde des titres comme Shovel Knight, la compilation Capcom 8bits ou encore Curses ‘n Chaos (offert ce mois d'Avril sur le PlayStation Plus), il est clair que le genre du "faux rétro" ne s'est jamais aussi bien porté qu'aujourd'hui. Et que je te met du style 8bit par ci, et que je te vante mon esprit 16 bits par là. Pour le meilleur comme pour le pire, les studios indés sont massivement inspirés par cette opportunité, ce qui cache soit un amour profond de cette époque incroyable. soit un manque de évident de compétence technique. Enfin, des recettes de plus en plus spécialisées sont explorées. Remake des graphismes en HD, musiques façons chiptune, ajout de filtres pour simuler un écran cathodique... Et puis au milieu de toute ces expérimentations, il y a Locomalito, cet espagnol quarantenaire qui édite ses propres freewares dans son coin.

Fausse vraie arcade



Contrairement à nombre de ses congénères motivés par l'appât du gain, la gloire ou encore le sexe facile avec de jeune femmes de ta région, le brave homme s'est tourné vers le rétro parce qu'il aime l'arcade. En tant que personne méticuleuse, il a commencé son travail par définir sa vision de l'arcade :  finissable en une seule session, une seule difficulté, autorisant le scoring, etc. Cette charte de l'esprit arcade a ensuite donné naissance en 2012 à un fabuleux hommage à Ghouls And Ghost, nommé Maldita Castilla (et distribué gratuitement sous la forme d'un freeware windows). Parce que le plaisir d'un jeu, ce n'est pas seulement être devant l'écran, Locomalito est allé jusqu'à fournir les ressources pour imprimer le DVD-art, la jaquette, ainsi qu'un excellent manuel multi-langues rempli de graphismes. Au final, la démarche reçoit des avis extrêmement positifs de la part des passionnés du monde entier, et certains artisans ont même fabriqué une borne d'arcade dédiée (Locomalito étant allé jusqu'à mettre les side arts à disposition). De fil en aiguille, nous voilà en 2017. Locomalito rencontre Abylight, et un portage PS4 est lancé. Une première version "augmentée" (Cursed Castilla : Maldita Castilla EX) paraît alors en ce début d'année sur le PSN.

C'était mieux avant ?


Happé par la nostalgie, j'ai donc mis la main sur ce fameux titre. Une fois en jeu, on peut dire que l'arcade fait son job. Quatre boutons de commande : déplacer (gauche, droite), sauter, tirer. On avance dans le niveau comme dans n'importe quel jeu de plate-forme, et des gros sprites de monstres nous foncent dessus. Il faut alors éviter les projectiles adverses et envoyer la sauce pour survivre. Maldita Castilla EX reprend les codes des années 80. La recette est certes sans surprise, mais le level-design du jeu arrive bel et bien surprendre. Chaque projectile de chaque mob semble spécifiquement timé pour toucher le joueur là où les déplacement le poussent. Résultat : on en chie, on en bave, on s'arrache les cheveux. La difficulté est ardue, et il faudra s'accrocher pour finir les 8 stages du titre. Maldita Castilla EX est dur, mais pas dur comme Dark Souls qui vous récompense de trophée, d'expérience, ou d'item super puissants chaque fois que vous tuez un petit boss. Non, ici c'est de la vraie difficulté arcade : peu de checkpoints, seulement 3 vies, et quand on rate, on recommence! Voilà la dure loi de la vie, et la seule satisfaction que l'on obtient après avoir trouvé le point faible d'un boss, c'est de pouvoir accéder au niveau suivant. D'ailleurs en parlant de trophées, sachez que sur les 16 trophées (dont un platine 😀) je n'en ai eu... aucun ! Une maniabilité simple comme bonjour, une difficulté le réservant aux hardcore gamers... est-ce que c'était vraiment mieux avant ? Certain aimeront, d'autres moins, c'est certain.
Certains niveaux sont spéciaux. Ici le combat avec ses potes sur une charette. Génial !




Une pixellisation irréprochable


Raconté comme ça on pourrait se dire que le titre a peu de sex-appeal en 2017. Mais si l'on accepte de mourir et de réessayer inlassablement, c'est parce que le titre arrive distiller un certain plaisir de jeu. On pourrait citer par exemple son scénario inspiré de l'histoire médiévale Espagnole, la variété de ses sprites qui comptent environ 50 monstres différents, des niveaux qui se déroulent dans des situations toujours différentes (combat au dos d'une charette, dans une barque, etc...), pleins d'armes à essayer... On sent que l'auteur n'a jamais cédé à la facilité du copier coller lors du level design. Le jeu est carrément pourvu de 4 fins différentes ! Quant à la bande-son, celle-ci est tout aussi exceptionnelle. Réalisée sur un synthétiseur FM par l'excellent Gryzor87, elle colle aussi bien à l'ambiance médiévale qu'à l'ode aux années 80. Enfin la partie technique est bien entendu parfaitement exécutée : ni ralentissement, ni temps de chargement ne se feront sentir, et forcément, plusieurs filtres de rendu seront sélectionnables afin de simuler une image typée tube CRT (vous pouvez donc ranger votre générateur de scanlines).
Les ennemis sont numbreux et variés.




Conclusion


Cursed Castilla : Maldita Castilla EX est un peu comme un très bon whisky : la mise en bouche arrache le palais, mais les vrais connaisseurs savent trouver un arôme exquis et subtil derrière la brutalité du premier contact. Les trentenaires nostalgiques qui dépensaient jadis leurs pièces de dix francs sur Ghost And Goblin seront forcément séduits tant l'hommage aux classiques des 80's est réussi. Les autres gamers dotés des compétences "skill" et "persévérance" pourront également apprécier l'expérience Maldita Castilla EX. Ce qui est sûr, c'est qu'un contenu arcade aussi copieux et d'un tel niveau de qualité, c'est exceptionnellement rare. Qui plus est, encourager son créateur fera  vivre la scène arcade tout en étant bien plus fun qu'un épluchage de ROMs sur MAME. Et la bonne nouvelle du printemps, c'est qu'un second jeu "faux-arcade" et porté également par Abylight devrait sortir ce mois-ci, et il s'agit d'un shmup intitulé Super Hydorah ! Longue vie à l'arcade !


Ca roxxe :

- la démarche d'un créateur passionné
- hyper fidèle à l'esprit arcade des 80's
 - level-design très varié

Chaud et froid :

- une difficulté réservée aux hardcore gamers
- pourquoi pas sur Vita ?

Note finale :

mardi 28 février 2017

Le shmup est en fête sur PS4 !

Parce qu'entre deux sessions de Horizon Zero Dawn, on a besoin de s'aérer le cerveau, pensez à faire le plein de nouveautés shmup 😎 !

Pour un prix sympa, on trouvera sur le PSN dès aujourd'hui le remake HD de Ghost Blade, un shmup hérité de la mythique Dreamcast aux airs de Danmaku. Si vous vous sentez d'humeur plutôt médiévale, vous vous tournerez plutôt vers Gryphon Knight Epic, un jeu auto-édité par Cyber Rhino Studio aux retours très positifs. Et enfin ceux qui ont encore soif de boulettes, pourront bientôt attaquer Blue Rider, un shmup indé très coloré qui sortira sur nos consoles le 10 mars sur le PSN (et qui sortira également en édition physique limitée à 2500 exemplaires le 10 avril 2017).


ghost blade hd
Ghost Blade HD (PS4)

gryphon knight epic screenshot
Gryphon Knight Epic (PS4)

blue rider screenshot
Blue Rider (PS4)

samedi 28 janvier 2017

Du shoot en 2D sur PS4

La résurrection du shoot'em up, un genre quasiment enterré sur la période des années 2000 , s'intensifie ! Cette semaine, ce n'est pas moins de deux nouvelles annonces de jeux de boulettes qui sont tombées.



Le premier s'appelle Ghost Blade HD et est un portage HD d'un jeu de l'éditeur underground Hucast Games. Il s'agit initialement d'un danmaku développé pour la Dreamcast. L'excellente nouvelle c'est que la sortie PSN est prévue pour le mois prochain, ce qui contraste avec l'attente quasi interminable qui entourait la release sur consoles SEGA (2 ans d'attentes et environ 1 an de retard). Le jeu contiendra 5 niveaux, tournera à 60fps, disposera d'un trophée platine et d'un leaderboard en ligne. Il sera également jouable à 2 en local et aura une option TATE (pour les vrais qui ont un écran sur pied pivot). Il sera vendu au pris de 8,99€ ce qui est a priori abordable pour un jeu de ce style.




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Dans un style encore un peu plus rétro, le studio Abylight a annoncé le portage d'un nouveau jeu de Locomalito sur nos PS4 (source : blog officiel). Locomalito est un fan de rétrogaming qui s'est lancé le défi un peu fou de créer ses propres "classiques". Ce père de famille recrée donc des jeux en mode amateur, depuis dix ans, et dans le plus pur esprit de l'âge d'or du jeu vidéo. Ses jeux essayent de retranscrire les valeurs de l'arcade, du pixel art, et de la difficulté à l'ancienne. Au fil du temps, ses créations de qualité, distribuées sous formes de freewares, ont réussi à capter l'attention des internet. Bénéficiant aujourd'hui d'une réputation qui n'est plus à prouver, il semblait tout naturel que ses Doujinshi à l'européenne se voient portés sur PS4. Le prochain jeu prévu est donc Super Hydorah, une version boostée de son R-Type-like Hydorah (déjà disponible en téléchargement gratuit sur son site).




mardi 17 janvier 2017

De la poudreuse à gogo sur PS4

Vous habitez dans une région où la neige ne tombe pas et vous n'avez pas la possibilité de partir au ski cette année ? Rien n'est perdu : vous pourrez vous rattraper sans bouger de votre salon à condition de posséder une PS4 ! Et oui, les suédois déjà forts réputés pour leur petits pains grillés, se sont mis à la programmation. Et quoi de plus naturel pour une bande de programmeurs vivant sous une température moyenne annuelle de -25°C que de développer un jeu de moto des neiges ? Bref, nos amis de Zordix, déjà responsables du très jouissif Aqua Moto Racing Utopia ont publié un trailer de leur prochain jeu appelé Snow Moto Racing Freedom, une sorte de Gran Turismo dédiés aux motoneiges. Pas beaucoup d'autres infos, à part qu'on est tous d'accord sur le fait qu'ils aiment bien les noms compliqués.


dimanche 8 janvier 2017

[Avis] Mother Russia Bleeds (PS4)


Le beat'em all est un genre qui aura marqué les années 90. Ceux qui ont connu cette époque se rappellent sûrement avec enthousiasme de la saga Street Of Rage (dans leur salon) ou de la série Final Fight (au bar tabac du coin). Un bouton pour taper, un bouton pour sauter, et un joystick suffisent pour s'éclater : la recette est universelle. Aussi répétitif que ça puisse paraitre, même si tous les jeux du genre partagaient la même mécanique, on prenait toujours plaisir à taper du méchant au travers de nouveaux niveaux, de nouveaux persos, ou de nouveaux univers ! Les années passant, la 3D et les consoles de salon font tomber le genre dans l'oubli. Mais qu'à cela ne tienne car les parisiens du "Cartel Studio" ont décidé de raviver la flamme arcade, et nous présentent leur dernière création : Mother Russia Bleeds, un beat'em all pur jus, disponible dès aujourd'hui sur PS4 (et dispo aussi sur Steam depuis quelques mois même si c'est pas le sujet).


Rage de rue, rage de russe.


"Ivan, rentre tout de suite à la maison, tu as oublié de mettre ton écharpe" - la maman d'Ivan.

Mother Russia Bleeds est un jeu 2D avec un scrolling horizontal. Le perso peut se déplacer en haut en bas, et également sur le plan de la profondeur. Le but du jeu consiste à avancer en survivant aux vagues d'ennemis qui attaquent le joueur, généralement à main nues ou à l'arme blanche. Respectant les traditions comme il se doit, le début de partie commence par la sélection d'un personnage parmi quatre. Sergei et Boris proposent des carac équilibrées, Ivan est la grosse brute, et Natasha rattrape sa faible puissance par la rapidité. Une fois le perso validé, le niveau expose une courte introduction sous forme de dialogues pour dévoiler le scénario. Franchement bien foutue, l'histoire du jeu est glauque et (malheureusement) crédible en même temps. Mother Russia Bleeds narre au joueur l'histoire d'un camp de gitans envahi par l'armée russe. L'armée défonce le camp de gitans et les oblige à consommer du "kroko", une nouvelle drogue dure ravageant ses consommateurs. Le but du jeu : défendre ses frères devenus junkies et vaincre cette armée malveillante en leur mettant une bonne raclée. Au vu de ce scénario, on comprend assez rapidement pourquoi le jeu est classé PEGI 18. Je vous déconseille donc d'aller chercher votre petite soeur (ou petit frère) pour tester le mode couch coop! Car oui, comme à la bonne époque, il suffira d'appuyer sur start pour vos potes puissent rejoindre la partie en cours. Le jeu propose un total de 8 niveaux, les stages sont variés, et les boss bourrés d'adrénline sont impressionnants.


Bourre pif en 128 bits !


Sergei n'hésite pas une seule seconde avant d'affronter une armée de CRSà mans nues. On a des couilles ou on en a pas.

Considérer Mother Russia Bleed comme un énième beat'em all serait toutefois très réducteur. En effet, ce n'est pas parce son rendu est en pixel art qu'il refuse le modernisme. L'avantage d'aujourd'hui par rapport à l'époque 16 bits, c'est qu'on a une technologie éliminant beaucoup de soucis techniques qui empêchaient d'afficher trop de sprites ou trop de couleurs à l'écran. Du coup les dévelopeurs du Cartel s'en sont donné à coeur joie avec des gerbes de sang à gogo, et des effets de lumières et de particules en-veux-tu-en-voilà. Couplés à une animation très convaincante, ces effets contribuent à rendre l'expérience vraiment épique et oppressante. Mother Russia Bleeds se démarque également des classiques d'antan grâce à son game design et en particulier sa courbe de difficulté. Ca commence facile pour donner confiance, puis ça se met à piquer crescendo pour titiller notre égo de hardcore gamers. Contrairement aux jeux d'arcade souvent très exigeants, Mother Russia Bleeds arrive donc à rester tout à fait finissable par le commun des joueurs, tout en offrant un challenge suffisant aux progamers.
Sa bande sonore se veut elle aussi moderne. Oublions les musiques midi jouées à la au gameboy sur fond de synthé bontempi : l'excellente BO synthwave de Mother Russia Bleeds est HD, punchy et résolument brutale, elle sert tantôt à camper l'ambiance du niveau, tantôt à booster le joueur avec un son techno qui ne fait pas dans la dentelle. Le style n'est pas sans évoquer la bande son de Hotline Miami, un titre avec lequel Mother Russia Bleeds partage au final un certain nombre de points communs.


Conclusion


Huile essentielle de gaz lacrymogène, recette spéciale du KGB.

Vous êtes en manque de baston à grand coup de batte de baseball et de bouteilles cassées ? Ou vous avez simplement adoré Hotline Miami ? Jetez vous sur ce petit bijou ensanglanté qu'est Mother Russia Bleed, vous ne le regretterez pas. Gameplay viril mais abordable, graphismes pixellisés mais impressionnants : le jeu enchaine les moments épiques au travers de 8 vastes niveaux. Simple et brutal : ce beat'em all rentre facilement dans mon top 10 des défouloirs vidéoludiques ! Mais pensez bien à coucher vos enfants avant de démarrer une partie, ce jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains.

Mother Russia Bleed est génial parce que :

- son pixel art moderne est excellent
 - sa bande son fait des frissons dans le dos
- la difficulté est parfaitement ajustée

N'oubliez pas qu'il est :

- trop violent pour votre petite soeur
- glauque, sombre, et ultra violent

La note finale :

samedi 17 décembre 2016

[Test] Aqua Moto Racing Utopia (PS4)



Qui se souvient de Wave Race 64 ? L'emblématique titre de la dernière console à cartouches de Nintendo avait su marquer les esprits. Personnellement, j'avais trouvé le jeu assez moyen à cause de sa jouabilité assez lourdingue (un avis personnel et partagé si on lit entre les lignes des critiques de l'époque). Pourtant malgré ce gros défaut, les Wave Race ont su garder une place de choix dans ma ludothèque. La raison de ce favoritisme ? J'ai la farouche impresion qu'aucun autre sport mécanique n'arrive à la cheville du jet ski quand il s'agit d'incarner "l'esprit arcade" : vagues de 3 mètres de haut, cascades au milieu des dauphins et sensations fortes au ras de l'eau : difficile de proposer un environnement plus cool! Et si, comme moi, vous n'habitez pas au bord d'un lagon tropical peuplé de dauphins, sachez que les finlandais de Zordix ont pensé à nous. Aqua Moto Racing Utopia est en effet dispo depuis quelques jours sur le PSN. Allez hop, 29,99€ dépensés et un download plus tard, on va tenter de savoir si la relève du classique de Nintendo est enfin arrivée!

L'eau, ça mouille !


Les environnements maritimes et leur différentes variations sont particulièrement réussis.
Si le bourdonnement et les splashs des jet-ski ont d'ordinaire tendance à m'agacer quand j'essaie de profiter d'un bain de soleil à la plage, je dois vous avouer que je suis à l'inverse en manque de ce genre de sensations quand il s'agit d'expérience vidéoludique. Pas grand chose à se mettre sous le creux de la dent tant le genre est sous représenté sur les consoles de la génération actuelle (et j'en ai marre d'attendre que Nintendo se sorte les doigts pour faire autre chose que du Mario). Pourtant, les hommages au genre ne manquent pas : on pense notamment aux GTA ou il est possible d'utiliser ce véhicule, ou encore à la scène où Nathan et Sully remontent le courant d'une rivière dans le premier Uncharted... Tout ça pour dre qu'Aqua Moto Racing Utopia est le bienvenu dans nos ludothèque ! Le début de partie n'est pas compliqué : on customise son perso (pas un luxe, tant certains modèles 3D font peur...) et ensuite on a le choix de suivre un didacticiel, ou non. Le tuto présente les bases du gameplay : trois compétences sont à maitriser : le virage serré, les "tricks", et les 360. Cette petite mise en bouche bien sympa donne un avant-goût des sensations procurées par Aqua Moto Racing Utopia : c'est coloré, les commandes répondent bien, et les tremplins invitent à piloter comme un foufou ! 

Un digne héritier


Le circuit de la mangrove sous la pluie est un véritable régal pour les yeux!
Une fois le tuto bouclé, direction le mode carrière ! Pour commencer, on n'a accès qu'à un seul engin (un jetski de base), et une seule compétition constituée de 4 courses faciles. Une fois la course lancée, Aqua Moto Racing conforte notre bonne impression ! La physique des vagues est réussie (primordial la physique de l'eau dans ce genre de jeu!) et la difficulté des opposants est bien dosée puisque j'ai pu finir aussi bien premier que huitième. Les environnements (au nombre de 10 différents) semblent bien variés et sont graphiquement flatteurs : ça va de la plage à la mangrove, en passant par la plateforme offshore et ses vagues monstrueuses 😎. Lors des compétitions, des pièces collectibles peuvent être récupérées pour donner des crédit et débloquer du matos et des courses supplémentaire. C'est classique et ça fait le job. Aqua Moto Racing remplit donc son contrat et arrive à capturer le feeling arcade que je recherchais. Est-il le meilleur jeu de moto des mers pour autant ? Pas forcément, car quelques ombres au tableau sont venues pondérer mon enthousiasme. D'une part la fluidité m'a donné l'impression que ça bougeait moins bien quand il y avait beaucoup de concurrents à l'écran. D'autre part l'habillage (menus, polices de caractères) ainsi que la partie sonore (musique, voix) sont un peu en dessous des standards du genre. Rien de catastrophique, mais quand même un peu brut de décoffrage - à l'image des modèles 3D des pilotes. Néanmoins, histoire de finir sur une bonne note, n'oublions pas de saluer la présence de modes multijoueurs assez élaborés. Le multi est possible aussi bien en ligne qu'en local (jusqu'à quatre joueurs en écran splité). Un digne hommage à la série Wave Race !

Conclusion


Aqua Moto Racing Utopia est un jeu indé qui a beaucoup de mérite : il réussit avec brio à raviver la flamme d'un genre qui semblait définitivement oublié sur nos consoles actuelles. De l'écume, des grosses vagues, des mangroves luxuriantes, et des parcours aqueux paradisiaques qui amènent beaucoup de fun : voilà le programme éclaboussant qu'il offre à son public. Certes, les menus et les modèles 3D de ses persos auraient gagné à être mieux finis, mais une fois plongé dans l'action, cela n'affecte pas le plaisir de jeu. Les sensations de pilotages sont vraiment bonnes avec une prise en main immédiate. Les 10 environnements différents, la météo changeante et les modes multijoueurs offrent une grande variété. En conclusion : si vous êtes tenté par ce titre, ne vous retenez pas : c'est de la bonne !


Les + + +:

- Enfin du jet-ski sur nexgen !
- Environnements et météo variés
 - Multi en local jusqu'à 4 joueurs

Les - - -:

- Menus un peu statiques
- Partie sonore moins soignée que les graphismes
-Fluidité pas toujours constante

Note finale :

mercredi 7 décembre 2016

[Test] Deponia (PS4)

Dans un futur proche, la planète Terre est couverte de déchets. Rufus est un jeune homme qui a grandi à Deponia, une décharge géante sur laquelle les hommes ont construit un village. Au dessus de Deponia, l'Elysium, une ville flottante où habitent les classes sociales supérieures, loin des tas d'ordures qui occupent le sol terrestre. Comme beaucoup d'habitants du village, Rufus rêve d'accéder à cette cité volante, et il construit alors une navette permettant de le faire voyager. Mais ce plan rempli d'espoirs se révèle bien vite remis en question par une suite de péripéties abracadabrantes... Je n'en révèle pas plus pour ne rien vous gâcher du plaisir de la découverte. Le studio Daedalic, considéré par beaucoup comme "le Lucas Art teuton" nous propose leur tout premier jeu PS4 : un point & click 100% classique dans une ambiance apocalyptique.

Classique et rocambolesque


Entre cactus et vieille ferraille : bienvenue à Deponia.

Initialement développé sur PC, on ressent immédiatement l'influence des grands maitres du genre : décors 2D façon cartoon et habillés d'éléments animés, gros sprites traditionnels pour les persos, et dialogues marrants sur fond de voix théatrales. En deux mot : oui c'est le plus pur concept de point n' click. Reposant sur cette base de game design solidement ancrée dans le classicisme, le scénario post-apocalyptique se révèle progressivement au cours de la partie par le biais de situations loufoques et de dramas émotionnels. L'émotionnel et les relations humaines entre les protagonistes sont d'ailleurs au centre de l'aventure. Rufus, l'anti-héros que l'on incarne dans Deponia, a un passé houleux avec la plupart des protagonistes. Ainsi, les dialogues avec ses potes et son ex-petite amie sont l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ses maladresses passées. Looser avec un grand L, Rufus n'est néanmoins pas dénué de charisme, surtout quand on arrive a débloquer une situation grâce à une cascade d'évènements tous plus invraisemblables les uns que les autres. "De la bêtise vient le succès" pourrait être l'adage de cet attachant personnage qui résout les pires situations grâce à la combinaison de multiples objets de son inventaire!

L'élève a-t-il dépassé le maître ?


"Perché"


Attrayant, drôle et bien pensé : Deponia est un titre tout à fait réussi. Il n'en est pas moins dénué de points qui mériteraient d'être améliorés. Le premier concerne la qualité sonore. J'ai été un poil déçu de constater en branchant mon casque que j'entendais le souffle de l'enregistrement lorsque les voix se déclenchent (je précise que je joue avec le casque Sony Wireless headset 7.1, un modèle de précision, mais quand même!). Ensuite les bruitages de marche ne sont absolument pas synchronisés avec l'animation 2D. Résultat : quand Rufus se déplace, le mouvement parait peu réaliste car les bruits de pas ne sont pas en phase avec ce qui se passe à l'écran. Enfin la BO est correcte mais pas inoubliable, et parfois un peu trop présentes (la boucle de trip hop au milieu de la ville décharge ne m'a pas convaincu). Le second point d'amélioration concerne les dialogues : s'ils sont assez marrants en général, la sensation d'inutilité suscite parfois un sentiment de frustration. Je m'explique : on a beau re-parcourir l'ensemble des arbres de dialogues : cela reste impossible d'avancer dans la résolution des énigmes! Bref, on a parfois un peu l'impression de perdre son temps quand on parle aux PNJ. Enfin le dernier sujet sur lequel on peut trouver quelque chose à redire est celui de la maniabilité. Rien de très gênant, mais on sent bien que le titre a été adapté du monde clavier-souris au chausse pied : cela donne lieu à des soucis comme le perso qui rentre et ressort d'une pièce sans faire exprès quand on effleure le stick. On peut aussi citer le système de sauvegarde 100% manuelle, et la touche "carré" servant à sélectionner une sauvegarde pour ensuite obliger à valider avec "croix"... bref, de minis désagréments qui viennent empêcher l'expérience d'être aussi bonne que chez les autres (ex : les titres de Telltale ou les remakes des jeux d'aventure Lucas Art).

Conclusion


Ouais, on peut dire que Rufus est une catastrophe ambulante :P
Prenez un anti-héros façon Pierre Richard,  des graphismes type cartoon à l'ancienne, et un scénario de comédie dramatique. Ajoutez les énigmes à la sauce Lucas Art, et vous obtiendrez Deponia. Daedalic nous conforte dans l'idée que notre époque est porteuse d'un renouveau du genre point n' click. Et ce renouveau prouve que les indés ont leur mot à dire pour façonner le paysage vidéoludique de la génération de console actuelle!
Pas parfait mais néanmoins réussi, Deponia dérouillera les méninges des férus d'énigmes en les promenant dans de splendides décors 2D. Si vous avez le coup de coeur sur l'animation, je vous recommande  chaudement de mettre la main sur ce titre. Vivement la publication des deux prochains volets !

Les plus :

- Splendides animations 2D
- Le background écolo
 - Une atmosphère cartoon sympa

Les petits couacs  :

- Maniablité perfectible
- Une partie sonore à améliorer
- Pas d'autosave

Note finale :


samedi 29 octobre 2016

[Test] Strike vector EX (PS4)

Après avoir torché en long et en large la bonne surprise que fut Skyforce Anniversary, j'ai écumé le PSN pour essayer de trouver ma prochaine pépite indé au bon goût de jeu d'arcade. Pas vraiment un shmup à proprement parler, mais quand même bien dans l'esprit : j'ai craqué pour Strike Vector EX, un jeu de tir et de voltige qui nous propose de vivre les aventures d'un pilote de mecha volant. Et hop, une fois le jeu téléchargé sur la PS4, on enfile son casque, on règle son lance missile, et c'est parti pour une nouvelle mission de haut vol !

L'art du "combats de chiens"


Les décors semblent tout droit tirés d'une cinématique de Raiden ! 
Strike Vector EX est en fait un portage d'un titre initialement sorti sur Steam. Le jeu propose de vivre une expérience de "dogfights" multijoueurs frénétiques dans un univers 3D futuriste. Menu succint, pas de loadings : le jeu démarre vite et bien, et c'est tant mieux car c'est ce qu'on attend d'un titre typé arcade. Une fois plongé dans le tutorial, on apprend à manipuler son engin volant au moyen de sa Dualshock : L1 / R1 pour naviguer verticalement, les 2 sticks pour se déplacer / tirer, et surtout L2 pour le boost. C'est pas forcément évident de se déplacer, ça me rappelle Descent à l'époque de MS-DOS (damned ça ne nous rajeunit pas !). Mais en tout cas ce que j'ai vite compris, c'est que cette incroyable commande de turbo va mettre le feu au jeu ;) Une fois en plein air, on se rend compte que l'action dans Strike Vector EX va vite, même très vite. On pilote le mecha au reflexes, on se pose une seconde pour ajuster son tir, et on essaye de filer à la vitesse supersonique en croisant les doigts pour ne pas être poursuivi! Il y a presque un petit coté Vanquish dans la nervosité des combats. Lorsqu'un missile a tête guidée nous fonce dessus, un message s'affiche à l'écran, et il est possible d'effectuer une manoeuvre d'évitement (barrel roll) en appuyant sur carré + stick gauche avec le bon timing. Bref, il y a de quoi s'amuser et ça marche d'enfer avec un framerate à 60 FPS constants et une grosse profondeur de champ. Cerise sur le gâteau : le tout est propulsé par une bande son hardrock de bon goût qui booste bien les oreilles.


Une réalisation léchée


Attendez vous à voir des explosions qui pètent dans tous les sens !

Strike Vector était à l'origine un jeu uniquement multijoueur. Le multi se révèle donc être très bien rôdé et le netcode semble très mature (testé et approuvé par votre serviteur muni d'une connexion 3G!). Aucun saut ni lag à constater : les parties restent aussi nerveuses qu'en solo, et le coté dogfight apporte son vent de fraicheur par rapport aux shooters classiques de type FPS. Les modes de jeux restent nénamoins assez classiques, avec du deathmatch, du Capture-The-Flag et compagnie... La customisation poussée des mechas permet à chaque joueur de trouver son style de jeu : snper, fonceur, support... Le principal défaut de ce multi est certainement d'être plutôt dépeuplé. Mais heureusement, cette mouture PS4 dispose d'un atout... Le jeu se voit upgradé et bénéficie d'une campagne solo conséquente et très plaisante. Le scénario flirte avec les gros clichés habituels des shmups : contrebandiers, héros assoiffé d'indépendance, trahison... Le tout est ben raconté lors de séquences de dialogues, et tient sur 15 missions, ce qui est vraiment pas mal pour un jeu de cette envergure. Comptez une bonne vingtaine d'heures pour arriver a débloquer toutes les missions avec un ranking pas trop pourri. Les maps sont variées, et je dois dire que, sans forcément impressionner, la qualité artistique des graphismes impose le respect. Il faut dire que l'équipe de chez Ragequit (le tout petit studio indé qui est à l'origine du jeu) a fait ses armes chez Quantic Dream, Ankama, ou encore Evolution Studio. Je vous invite d'ailleurs à jeter un oeil à la gallerie Deviant Art de Pierre Etienne Travers, concept artist, pour comprendre comment ce mini studio arrive à sortir une production dont les graphismes sont dignes des plus gros titres AAA...

Conclusion


Strike Vector EX distille du fun à plein tube. Action en vitesse turbo, évitement de missiles à la dernière secondes et demi tours instantanés : les mechas se pilotent au reflexes et délivrent des combats aériens frénétiques grâce à une maniabilité sans faille. Devant une communauté online assez réduite, les développeurs ont pris soin d'ajouter un mode solo doté de 15 missions scénarisées afin que l'on ne s'ennuie pas. Les graphismes en 3D et la bande son métal ont achevé de me convaincre : ce jeu est un vrai coup de coeur. En deux mots : si vous aimez les shoots et le dogfight, Strike Vector EX, c'est assurément de la très bonne came!

Les +++ :

-Un jeu Made In France indé qui a la classe
-1080p et 60fps constants
- Maniable et nerveux à la fois
-Netcode mature et robuste

Les --- :

-Dur dur de trouver du monde en ligne

Note finale :