samedi 2 mars 2019

[Test] Dead Or Alive 6 (PS4)


https://teamninja-studio.com/doa6/us/
Dans la culture nippone, il y a des concepts qui sont sacrés : les sushis, le thé, et les mangas comptent certainement parmi les symboles les plus populaires en occident. Mais pour d'autres personnes, le Japon c'est aussi les arts martiaux, les clans de ninjas, ou encore les boobs. C'est partant de ce principe fort que la série Dead or Alive fut créée. Au fil des années, la Team Ninja a essayé différentes recettes pour varier autour de ce fameux tryptique. Remplacer les arts martiaux par du volley (Xtreme Beach Volleyball), remplacer les arts martiaux par des boobs afin d'avoir double dose de boobs (Dead Or Alive Xtreme 3 Venus sur PS Vita), mais à vrai dire, jamais ces spin off n'avaient égalés la recette originale. On ne pourra donc que louer Koei Tecmo de revenir sur les devants de la scène avec cet épisode canonique de Dead Or Alive. Au menu sont donc prévus des poitrines fameusement modélisés, des enchainements de combos à tomber par terre, et une team de Ninja qui a envie de se fritter avec de gros lutteurs Russes ou Américains. Bienvenue dans le monde merveilleux des combattantes à grosse poitrine de DOA6 !

Desseins animés


Le menu dynamique affiche les news courantes, et la musique de fond est customisable.

Dans ce milieu très concurrentiel des jeux de baston, il n'était certainement peu évident de réussir à se démarquer au beau milieu des Street Fighters, des Smash Brawl ou de l'ensemble des autres outsiders 2D plus ou moins obscurs (King Of Fighters, Under Night In Birth, Guity Gear...). Mais grâce sa touche graphique, et sa bande son parfaite, Dead Or Alive 6 s'en tire vraiment très bien, avec une identité bien à lui. Alors oui les filles sont hyper sexualisées (tantôt soubrettes, tantôt domina, il y en a pour tous les goûts...) et les hommes arborent exagérément les clichés de la virilité masculine.
La liste des combattants au jour de la sortie. Les deux personnages du bas sont réservés à la Deluxe Edition.

A titre purement personnel, même si je sais que certains auront un point de vue sans doute plus critique sur cet aspect, je trouve que cet univers a beaucoup de charme. Surtout que le rendu 3D sublime tout ce que j'avais pu voir jusqu'à présent : les costumes se déchirent au fil du combat, la sueur apparait sur le visage et la poitrine des combattant(e)s, etc. Une pléthore de costumes sont débloquables si vous n'aimez pas les tenues par défauts : les tenues alternatives oscillent entre habits d'écolière, bikinis, et déguisement pour soirée cuir. Tape à l'oeil certes mais sans jamais tomber dans le vulgaire, cette identité graphique se voit épaulée par une motion capture jouissive : les cheveux, le tissu, et les mouvements bougent avec un naturel captivant. Les stages ne sont pas en reste, et leur coté interactifs les rend aussi impressionants que géniaux : le bateau pirate, l'enclos de dinosaures, et le toit d'immeuble hong-kongais réserveront de belles suprises.
On ne peut être qu'admiratif devant le rendu de la sueur sur la peau de cette combattante chinoise 

Les palettes de couleurs arrivent sans mal à flatter la rétine, sans verser dans le cartoon, et la musique techno se veut à la fois punchy et discrète. Cette bande son envoutante mérite qu'on s'y attarde : j'adore notamment le fait de ne pas encore me lasser, bien qu'ayant entendu le même morceau durant quelques heures passées dans les menus. Et de toutes façons, la Team Ninja a tout prévu : pour le jour où la lassitude montrerait le bout de son nez, une galerie appelée DOA Central offre de débloquer tout un tas d'item, dont de nouveaux morceaux, que l'on peut affecter aux diverses fonctions du jeu!


Raide et doux à la fois


Et maintenant qu'on a fini de baver devant l'écran, il va falloir attaquer ! Coté durée de vie, DOA se la joue court et complet. Plein de modes de jeux sont possibles : arcade, time attack, survie, mais également un mode histoire aux temps de chargements un peu frustrants, et qui présente l'intérêt de pouvoir comprendre un peu mieux l'histoire globale du monde de DOA (que j'avais découvert à l'époque du 3 sur la grosse Xbox noire et verte 😎).Ainsi, il faut compter environ 10 minutes pour finir un time attack en difficulté normale, un peu plus pour boucler le mode arcade avec un personnage en mode de difficulté "normale". Et quelques heures pour finir la trame globale du mode histoire. 
Le genre de choses qui arrive quand on oublie de se brosser les dents avant d'embrasser sa petite amie!


Mais c'est en fait dans le mode "entrainement" ultra complet qu'on passera le plus clair de notre temps pour peaufiner notre maitrise du gameplay plutôt riche de ce jeu de baston. Les attaques se décomposent en coup / prises et projections. Les prises ont la priorité sur les frappes (si le combo n'est pas lancé), les projections ont la priorité sur les prises, et les prises ont elles même la possibilité de casser les projections. Le tout se répartit sur des attaques basses (jambes) moyennes (torse) ou hautes (la tête) ce qui nécessite d'avoir une lecture claire de l'action pour arriver à parer les coups. 
Qui veut jouer à saute mouton ?

Une fois ces concepts de bases assimilés, direction le mode online, qui révèlera la vraie durée de vie de ce titre! Pour le moment, ça marche pas mal, avec très peu de lag réseau durant le combat, un matchmaking propre et un temps d'attente entre trente secondes et trois minutes pour trouver un adversaire. N'étant pas assez assidu pour me considérer comme un expert, je n'oserai me prononcer sur l'équilibre du roster de persos : certains sont rapides mais ne tapent pas fort, d'autres sont patauds mais costauds : bref, il y en a un peu pour tous les goûts, et il existe manifestement des combinaisons de personnages qui influencent la difficulté. Seul petit point agaçant : je n'ai pas trouvé comment défier un ami en ligne, j'ai l'impression que seul le matchmaking random est possible.

Conclusion


Pour résumer : Dead Or Alive 6 est un jeu de baston qui tient toutes ses promesses. Il offre des bastons puissantes et funs, tout en sachant rester "abordable" au commun des joueurs. Sa durée de vie est respectable grâce au mode online (et aux diverses compétitions de e-sport). Les screenshots ne mentent pas : le rendu est effectivement hyper soigné, sexy, et ultra nerveux. Les raisons pour craquer sur cet épisode sont donc nombreuses. Les seuls interrogations que l'on est en droit de se poser concernent le business modèle, puisque qu'il faut savoir que le premier season pass disponible dès la sortie du jeu demande la somme peu modique de 90 €. A noter aussi que les personnages de l'édition Deluxe semblent aider à gagner sur le mode online...


Les points forts :

- Esthétique parfaite
- Bande son très réussie
- Gameplay classique mais solide
- Mouvement des habits, des cheveux...
- Des décors destructibles

Les points faibles :

- Le mode online, trop basique
- Les temps de chargement du mode "Histoire"

Note finale :



Vidéo de gameplay



1 commentaire:

Nipponzilla a dit…

Moi qui hésitais à l'acheter, bah tu m'as convaincu :O